Trois phases peuvent être distinguées dans l’histoire et la genèse de la Déclaration des droits des paysans et autres personnes travaillant en zones rurales :

  • 1993-2008 : l’adoption par La Via Campesina de sa propre Déclaration
  • 2001-2008 : les alliances et le renforcement du mouvement
  • 2008- … : le processus au sein des Nations Unies.

Adoption par La Via Campesina de sa propre Déclaration

Le degré d’implication des mouvements sociaux, et plus particulièrement de La Via Campesina, est un aspect clé du processus de la Déclaration. En effet, l’initiative vient d’un syndicat paysan local en Indonésie, qui l’a ensuite présenté en 2002 au mouvement global de La Via Campesina (le plus important mouvement agraire international d’organisations paysannes), dont il est membre.
C’est à partir de l’expérience des paysans d’Indonésie et de leurs problèmes quotidiens, que les droits développés dans la Déclaration ont été délimités. Après 6 ans de réflexion au sein de La Via Campesina, le mouvement adopte, en juin 2008 à Jakarta, sa propre « Déclaration des droits des paysannes et paysans ».

Alliances et renforcement du mouvement

Le degré d’implication des mouvements sociaux, et plus particulièrement de La Via Campesina, est un aspect clé du processus de la Déclaration. En effet, l’initiative vient d’un syndicat paysan local en Indonésie, qui l’a ensuite présenté en 2002 au mouvement global de La Via Campesina (le plus important mouvement agraire international d’organisations paysannes), dont il est membre. C’est à partir de l’expérience des paysans d’Indonésie et de leurs problèmes quotidiens, que les droits développés dans la Déclaration ont été délimités. Après 6 ans de réflexion au sein de La Via Campesina, le mouvement adopte, en juin 2008 à Jakarta, sa propre « Déclaration des droits des paysannes et paysans ».

Très tôt, début 2000, La Via Campesina reconnaît la nécessité de collaborer avec d’autres pour mener à bien son combat. La Via Campesina collabore déjà avec FIAN International dans le cadre de la Campagne globale pour la réforme agraire. Une autre collaboration étroite s’établit avec le CETIM, une ONG basée à Genève.  Entre 2004 et 2008, leurs actions communes s’intensifient et ils interpellent plus directement les Nations Unies.

Processus au sein des Nations Unies

En 2009, le Conseil des droits de l’Homme (CDH) donne mandat à son Conseil consultatif (CC) de présenter une étude sur la particulière vulnérabilité des paysans et autres personnes vivant en milieu rural par rapport à la faim et la malnutrition. En 2012, le CC présente au CDH son « Étude finale du Comité consultatif du Conseil des droits de l’Homme sur la promotion des droits des paysans et des autres personnes travaillant dans des zones rurales ».

Six mois plus tard, en septembre 2012, le Conseil concrétise les recommandations de l’étude et vote la création d’un « groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée » (GT) chargé de préparer un projet de déclaration sur les droits des paysans sur la base du projet préparé par le Comité.

Les 3 premières sessions de négociations se déroulent au Conseil des droits de l’Homme en juillet 2013, en février 2015 et en mai 2016.

Le projet de Déclaration de 30 articles continue a être discuté et amendé. A l’issue des négociations, dans quelques années, ce projet négocié sera soumis à un vote à l’Assemblée générale des Nations Unies.

La prochaine (quatrième) session de négociation est prévue entre mai et août 2017… La mobilisation citoyenne pourra peut-être faire la différence!